"Soyons modestes, en tant que fan, bien évidemment... Je tiens à signaler au rédacteur que les villageois ne sont pas du tout infectés par le Virus-T !! C'est un autre virus appelé "Progenitor" et ce sont des parasites qui infectent les villageois... donc on n'est plus dans les classiques Resident Evil 1, 2 et 3. Pour ceux qui ne veulent pas lire toute ma page, sachez que ce jeu n'est qu'une fabuleuse reprise de Resident Evil 4 : même type de caméra, même manières de bouger des villageois, même intelligence, même scénario, même parasites etc... sauf que dans le 4 la visibilité est améliorée car la caméra dans RE5 est vraiment placée à droite du joueur !!!!
Mais, si le bestiaire et plusieurs environnements évoquent ceux de Resident Evil 4, Resident Evil 5 reste un jeu graphiquement somptueux utilisant pleinement les capacités de la machine. Peut-être pas le plus beau jeu de la PS3, surtout que quelques textures ou ombres (à l'image de DMC 4) font tiquer, mais un titre sachant néanmoins mixer superbes jeux de lumière, décors vastes et travaillés et modélisation de très beau niveau. Le savoir-faire Capcom fait encore recette.
D'un point de vue jouabilité, bien qu'on nous offre deux types de maniabilité, aucune d'entre elles ne parvient à satisfaire à 100%. Pour autant, si vous êtes un adepte de la saga, cela ne devrait pas vous déranger outre mesure. Pour les autres, rien ne vaudra un petit réajustement mental. A part ça, les actions contextuelles accentuent le dynamisme de l'ensemble et le dérivé du Partner System du Zero permet quelques belles actions. Toutefois, l'IA parfois limitée de Shiva, qui hésite souvent à prendre d'elle même des objets, pourra agacer. Enfin, le multi représente un gros plus même si le coup du split screen à la CoD 5 s'avère une des idées les plus stupides jamais vues dans un jeu vidéo. Privilégiez le online ou la liaison entre deux consoles.
Pour la durée de vie, l'aventure solo reste légèrement moins longue que celle de Resident Evil 4 mais la possibilité de la reprendre avec un ami est un plus non négligeable. Enfin, bien qu'on boucle le tout en une douzaine d'heures, on pourra sans aucun problème y revenir afin de débloquer plusieurs bonus (items, figurines, etc) ou un mode de jeu supplémentaire hérité de Resident Evil 3 et 4.
Quant à la bande son, le doublage américain passe bien tout comme la gamme variée de bruitages. Les musiques sont également de grande qualité et se permettent même une surenchère de cuivres et de percussions inédite pour la série.
Prenant en compte le scénario, on dira que malgré le cadre exotique, le retour de Wesker et une conclusion amenant obligatoirement de grands changements pour la série, le scénario déçoit énormément. La faute à des seconds couteaux à peine esquissés, une relation Chris/Shiva stéréotypée, des fantômes du passé sous-exploités et une énorme impression de déjà-vu. De plus, la mise en scène des cinématiques, confiée à des Américains, s'avère souvent très classique ou brouillonne, la beauté des chorégraphies étant souvent sacrifiée sur l'autel du montage épileptique à grand renfort de gros plans s'enchaînant à la vitesse de l'éclair.
En restant général, même si les bandes-annonces avaient donné le ton, Resident Evil 5 étonne malgré tout par son absence totale d'originalité. Nonobstant d'immenses qualités et un graphisme maîtrisé de bout en bout, on sera donc surpris du manque d'ambition de l'oeuvre aussi bien d'un point de vue scénaristique que structurel. Pourtant, difficile de cracher dans la soupe car si on excepte cette impression de déjà-vu à savoir Resident Evil 4, le titre de Capcom nous offre des combats mémorables, plusieurs passages extrêmement tripants ou tout simplement une aventure qu'on apprécie et parcourt sans regarder une seule fois sa montre. Un signe qui ne trompe pas."